Comment faire reculer le gouvernement en 1 MOIS

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La Martinique a connu, dès la rentrée, une très forte mobilisation contre la suppression des emplois aidés. Une détermination payante puisqu’à l’issue de trois semaines de lutte « l’union syndicale et associative » a fait plier le gouvernement.

Quarante-trois collèges et vingt-trois lycées bloqués ou vides pendant quinze jours ! Et pourtant, rien ou presque dans les médias nationaux ! Quoi qu’il en soit, la Martinique s’est mobilisée contre le cynisme comptable de l’État ! Mieux encore, la bataille a été gagnée !

1er  septembre 2017

Le 1er  septembre, la situation était effectivement catastrophique ! L’académie perdait 540 contrats aidés (CAE/CUI), employés en vie scolaire ou dans les écoles et 370 parmi les agents de la Collectivité. Les conséquences étaient alors désastreuses pour la sécurité, l’hygiène et le fonctionnement des établissements. Le lycée Acajou 2 par exemple perdait 14 CUI ; la vie scolaire passe de un surveillant pour 116 élèves à un pour 266 ; chaque agent nettoiera 17 000 m2 au lieu de 12 000 ; pour servir le déjeuner à 2 000 élèves et 120 dîners aux internes, la cuisine centrale emploie seulement sept personnes ! Ajoutez à cela la suppression de plus de 1 500 CUI dans les associations et les mairies, dans une île où le chômage atteint 20 % des actifs, tous les ingrédients d’un véritable drame social étaient réunis.

11 septembre 2017

Le 11 septembre, le SNES-Martinique lançait l’opération  « Vies scolaires mortes » . Un succès incontestable : les deux tiers des vies scolaires restaient closes. Les jours suivants, enseignants et agents fermaient les établissements et manifestaient  Fort-de-France. Les autres syndicats et les grandes fédérations de parents se joignaient au SNES-FSU pour former  « L’Union syndicale et associative ». Dix jours plus tard la rectrice faisait une proposition insuffisante, que le préfet s’empressait de réfuter, tout en communiquant en sens inverse… La tension montait alors ! Les politiques rejoignaient à leur tour le mouvement : les parlementaires et le président de la collectivité en appelaient au ministre de l’Éducation nationale, les maires fermaient écoles et  mairies.

25 septembre 2017

Temps fort de ce mouvement, le 25 septembre, 6 000 personnes défilaient devant la préfecture. Le lendemain, une opération Molokoï (tortue) bloquait la circulation au centre de l’île. C’en était trop ! L’après-midi, le préfet signait sans condition le protocole d’accord soumis par l’Union syndicale. La mobilisation a gagné : près de 3 000 personnes ont retrouvé leur emploi. Reste à régler un autre point de l’accord : réduire  la  précarité  des contrats aidés.

Gilles Gaudion, SNES-FSU Martinique

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