Communiqué des étudiant.e.s de L1 histoire sur les examens

Communiqué des étudiant.e.s de L1 histoire, Vendredi 11 mai 2018.

Non, les partiels ne se déroulent pas normalement !

Nous, étudiant.e.s en L1 d’Histoire à Paris 1, réuni.e.s en Assemblée Générale ce vendredi 11 mai 2018 à Rungis, et vus:

– La répression et le gazage des étudiant.e.s ce matin à Arcueil.
– La présence policière autour des centres d’examen, et particulièrement de l’espace Jean
Monet de Rungis.
– L’annulation de plus de 20 partiels depuis le début de la session.
– L’annulation de partiels par l’UFR de géographie, et le maintien des partiels d’histoire,
mettant de fait les étudiant.e.s en Histoire-géographie en situation de semi-validation de leur semestre.
– La difficulté pour les bi-licence Histoire-Droit de se rendre du centre René Cassin au centre de Rungis durant l’heure et demie que leurs deux examens leur laissent.
– Les menaces de l’administration tantôt de défaillance, tantôt de tenir des procès-verbaux durant les examens pour recenser les étudiant.e.s grévistes.
– Les rappels à l’ordre du Ministère aux enseignants grévistes pour empêcher toute
contestation.
– Le refus de la Présidence de convoquer la Commission de Formation de la Vie Universitaire (CFVU), témoignant de l’absence d’une volonté de dialogue et de recherche de solutions

– La mauvaise desserte du centre de Rungis, avec notamment l’arrêt de circulation des bus et RER avant l’horaire de fin du partiel d’histoire contemporaine.
– La promesse des professeurs d’Histoire Contemporaine de « trouver des solutions » pour les partiels pour finalement maintenir le partiel deux jours avant sa tenue, maintenant de fait le problème.
– L’incohérence pédagogique de cet examen tronqué.
– Le déploiement massif de dépenses pour louer des centres d’examens délocalisés alors que l’université manque cruellement de moyens pour assurer son bon fonctionnement de service public.

Nous avons voté à majorité absolue et indépendamment des opinions politiques en faveur de l’annulation du partiel d’Histoire Contemporaine. Si nous en sommes arrivés là, c’est parce que la Présidence est sourde face aux inquiétudes et à la situation dans laquelle sont plongés les étudiant.e.s. C’est parce que le gouvernement fait des étudiant.e.s, mobilisé.e.s ou pas, la chair à canon de sa guerre politique contre le service public. Des solutions ont déjà été proposées, comme un aménagement du contrôle continu, avec un DM obligatoire pour les étudiant.e.s en contrôle terminal.

Nous exigeons une prise en compte de nos demandes de la part de l’UFR d’histoire, et de fait l’annulation simple et sans conditions de tous ses partiels. Inutile de continuer à louer le centre de Rungis et gaspiller de l’argent public. Enfin, nous exigeons la lecture de ce communiqué aux prochains conseils de l’UFR d’histoire, sans quoi aucun dialogue ne pourra être établi. Nous sommes face à des examens irresponsables politiquement, dans une situation sans précédent.
Puisque les étudiant.e.s sont ignoré.e.s, nous ne pouvons composer dans de bonnes conditions, et nous refusons et refuserons de le faire.

Les étudiant.e.s en L1 d’Histoire à Paris 1.

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