Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou en grève

Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou en grève pour la défense d’un service public de qualité, Jeudi 14 juin,  communiqué SNASUB-FSU

Jeudi 14 juin, à 4 jours du Bac, la Bibliothèque publique d’information (Bpi) du Centre Pompidou, très fréquentée en cette période par les futurs bacheliers, n’a pas ouvert ses portes comme d’habitude à 12h. Les personnels étaient en grève… et durant 4 jours, la grève a été reconduite.

A chaque changement d’équipe, la direction, aux aguets, faisait le tour des bureaux d’information désertés, prête à ouvrir, éventuellement avec une partie des espaces fermés, et même pour très peu de temps, comme elle l’a fait à 19h30, le premier soir, prenant par surprise les grévistes qui ne s’attendaient pas à une ouverture aussi tardive. Mais, loin de démobiliser les collègues, ce coup de force a, au contraire, contribué à accentuer la mobilisation, les personnels étant bien déterminés à l’empêcher de recommencer !

Mais pourquoi les personnels de la Bpi sont-ils partis, en dehors de toute mobilisation nationale, en grève reconductible ?

A la Bpi, les personnels sont très attachés à la qualité du service qu’ils offrent au public. Or alors que la qualité de cet accueil ne cesse actuellement de se dégrader, un projet de rénovation des espaces, imposé par la direction, sans réelle concertation avec les personnels, prévoyait, entre autres, de substituer cinq “pôles” d’accueil et un “point service Autoformation” (sans équipe spécifique) aux dix bureaux d’information actuels ; cinq “pôles” intitulés en interne : “Nouvelle génération”, “Lire le monde”, “Comprendre”, “Vivre” et… “Imaginer”, en référence à un organigramme surréaliste imposé par la direction précédente ! Malgré des interventions récurrentes des élu.e.s des personnels en comité technique (CT) et un vote unanime en opposition, la direction considérait l’affaire comme pliée. Il n’y a avait plus rien à discuter !

Le 12 juin, les représentants du personnel avaient organisé une consultation sur l’organisation des futurs espaces d’accueil du public et le management du projet. Pour permettre aux collègues de partir en grève à l’issue de la consultation, si le résultat pressenti se confirmait et si l’AG le décidait, l’intersyndicale avant déposé, dans les délais, un préavis de grève. Lors de la consultation, deux tiers des collègues faisant du service public se sont exprimés. 85 % des votants ont exprimé leur insatisfaction envers le futur projet et dénoncé l’absence de prise en compte des objections par la direction. L’intersyndicale reçue dans le cadre du dépôt du préavis de grève, s’est encore vue opposer une fin de non-recevoir. Le lendemain, la grève était votée en assemblée générale.

La principale revendication concernait le nombre, la répartition et la configuration des bureaux d’information du public dans les espaces Divisés par deux, éloignés des usagers, ils ne pouvaient plus permettre d’assurer la sécurité sur les 10 000 m2 de la bibliothèque, ni l’accueil quotidien de 5000 usagers, dans toute leur diversité.

Après 4 jours de grève, la direction a ouvert des négociations et la grève a été suspendue.

Aujourd’hui, tout est loin d’être acquis. Mais la direction a accepté de bouger. Elle accepte d’envisager de remettre des professionnels en permanence dans des espaces qui s’en seraient retrouvés dépourvus, avec les conséquences que nous vous laissons imaginer en termes de sécurité et d’associer des équipes dédiées aux différents lieux d’accueil.

Le pôle “Lire le monde” initialement prévu, inclura finalement un “Accueil général” orienté vers l’entrée de la bibliothèque et un “Accueil presse », tourné vers les collections presse. Au moins un groupe de service public (SP) sera dédié à chacune de ces missions.

La création d’un bureau d’information “Histoire-Géographie” sera transmise aux architectes. Un groupe y sera affecté.

L’“Autoformation”, qui dépendait du pôle voisin “Vivre” se voit également affecter un groupe spécifique. Sa configuration, ainsi que celle d’un espace d’accueil “Musique” vont faire rapidement l’objet de de discussions avec les deux services concernés puis avec les groupes de “SP” correspondants.

La demande d’un agent de sécurité pour surveiller la future cafétéria sera portée auprès du Centre Pompidou.

Après 4 jours de grève où une cinquantaine de collègues se sont impliqués (sur 145 faisant du “SP”), les personnels de la Bpi continuent de se réunir régulièrement en assemblée générale pour échanger les informations et s’assurer que la direction tient ses engagements et maintiendra après les travaux, derrière chaque bureau, les équipes nécessaires.

Section SNASUB-FSU Bpi

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