CAP 2022 : L’ombre du “new public management”

Le rapport suggère de renforcer l’autonomie des établissements, déjà entérinée par la loi Pécresse en 2007, en transférant la responsabilité et la gestion des ressources au sein des établissements et non dans les directions d’administration centrale. « Le ministère devrait donc conserver uniquement des fonctions stratégiques et de pilotage de sites, et une expertise transversale sur la formation et la recherche, la mise en œuvre étant faite par des opérateurs. »

Une autonomie qui s’accompagnerait de fait de plus de « souplesse » dans la gestion des ressources humaines des chercheurs et des enseignants-chercheurs « pour qu’ils puissent bénéficier de carrières dynamiques et envisager des mobilités y compris vers le secteur privé, en valorisant leur implication dans l’enseignement, dans la recherche, dans la diffusion des connaissances et la valorisation des recherches ».

Les auteurs de cette note semblent oublier que la loi sur les libertés et responsabilités des universités d’août 2007 (la LRU) a rencontré une hostilité majeure parmi les universitaires. À l’hiver 2008-2009, l’année universitaire a été agitée par des mois de contestation contre une réforme qui a renforcé les pouvoirs des présidents d’université qui gèrent seuls leur budget et les recrutements des personnels. Les universités ont le droit de créer des fondations afin de débusquer des sources de financement supplémentaires. La loi a aussi favorisé la privatisation des facultés et un certain désengagement de l’État.

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