«Gilets jaunes»: ces manifestants blessés ou mutilés par la riposte policière

«Gilets jaunes»: ces manifestants blessés ou mutilés par la riposte policière

Trois lycéens ont été grièvement blessés au visage, mardi et mercredi, par des tirs de flashball, lors de manifestations. Des plaintes doivent être déposées jeudi par les avocats des gilets jaunes blessés par des éclats de grenades assourdissantes GLI-F4, les 24 novembre et 1er décembre à Paris.

Silencieusement, l’escalade a donc commencé. Débordé par la foule des « gilets jaunes » qui a déferlé, samedi 1er décembre, sur Paris, Bordeaux, Toulouse, Marseille et de nombreuses autres villes, le gouvernement se prépare à durcir la réponse des forces de sécurité sur le terrain. Les lycéens, qui ont multiplié les blocages depuis lundi, viennent d’en avoir un aperçu. Mardi, une lycéenne de 16 ans a été grièvement blessée au visage, touchée à la mâchoire par un tir de flashball lors d’une manifestation à Grenoble (38). Mercredi, deux autres lycéens ont été blessés par des tirs au visage lors de rassemblements devant leurs établissements, au lycée Simone-de-Beauvoir de Garges-lès-Gonesse (95) et au lycée de Saint-Jean-de-Braye, près d’Orléans (45). Trois blessés graves pour les balbutiements d’une mobilisation. Ces tirs injustifiés sur des groupes d’élèves en disent long sur l’aveuglement et la nervosité des forces de l’ordre.

Les 24 novembre et 1er décembre, en dépit du déluge de grenades lacrymogènes déversées sur les cortèges, de nombreux manifestants refusant la dispersion ont déjà été touchés par des plots de grenades de désencerclement, des éclats de grenades assourdissantes GLI-F4 et des tirs de flashball. Faute d’organisation centralisée, les gilets jaunes ne disposent d’aucun bilan global, mais leurs comptes Facebook et Twitter ou des blogs locaux indiquent que la répression a été dure, partout. Selon un message posté par les personnels médicaux parisiens, « plus de 162 personnes ont été prises en charge à l’AP-HP » le soir du 1er décembre. Des photos prises et postées avec l’accord des patients illustrent « les blessures que causent les armes des forces de l’ordre » (à suivre ici, attention images choquantes). Le ministère de l’intérieur a quant à lui répertorié 263 blessés au niveau national.

 

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