«liberté, concurrence, finance»

«La part de la dépense publique est de 56 % du PIB». Agité sans cesse, ce chiffre laisse entendre qu’il ne reste que 44 % pour le privé, ce qui est faux. La dépense publique (1 300 milliards) équivaut à 56 % du PIB (2 300 milliards). Mais il ne s’agit pas d’une part. La dépense publique a deux principaux volets. Les services publics : les fonctionnaires contribuent au PIB (375 milliards) et leur production (police, hôpital, enseignement…), en accès gratuit, se paie par l’impôt. Cela représente 17 % du PIB, un chiffre stable depuis 35 ans qui peut donc être augmenté pour répondre aux besoins croissants. Le deuxième volet, les prestations (retraite, allocations familiales, chômage…) et transferts sociaux (consultations et médicaments remboursés…), est bien plus important (590 milliards). Loin d’être un «coût» pour les ménages, il augmente leurs revenus et soutient leur consommation auprès du privé.

L’État social réduit fortement les inégalités : de 1 à 8 entre les 20 % les plus pauvres et les 20 % les plus riches pour les revenus primaires (salaire, revenu du patrimoine…), elles passent à 7 avec la fiscalité directe, puis à 3 grâce aux services publics et aux prestations.

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