Tous les samedis, pour un enseignement public démocratique et gratuit !

Tous les samedis, pour un enseignement public démocratique et gratuit, de la maternelle à l’Université portons ensemble une autre idée de l’avenir de la jeunesse, de l’École et de l’Université !

De tous côtés, les critiques contre l’augmentation des frais d’inscription à l’université versés par les étudiants étrangers extra-communautaires pleuvent : décision contraire à la définition même de l’Université ouverte et émancipatrice, mesure discriminatoire visant les plus fragiles, déjà soumis à des pressions administratives fortes, atteinte au rayonnement des universités françaises, alors que la France est la 4e destination des étudiants du monde entier, à la recherche menée en langue française et à la francophonie ; menaces contre la production scientifique qui ne connaît ni nationalités ni limites ; insulte à nos partenaires internationaux : aucun argument n’y fait.
Pire, quand les présidents d’université s’engagent à ne pas appliquer cette augmentation, la ministre —au mépris de l’autonomie des universités et des droits qui sont les leurs, leur ordonne d’obéir et met en cause la « loyauté » des personnels de l’ESR !— La méthode autoritaire et le mépris du gouvernement se déclinent dans tous les domaines.
Il n’est pas anecdotique que l’avenir de la jeunesse, le droit à une éducation et à une enseignement supérieur de qualité pour tous ne fassent pas partie des thèmes repris par le gouvernement pour son « grand débat national », alors qu’ils sont revendiqués sur les rond-points de notre pays par des parents inquiets, par des enseignants lassés d’être maltraités, par des lycéens qui ont protesté en masse en novembre-décembre et n’ont récolté qu’humiliation et violence. Dans le même temps, les enseignants de lycées catastrophés par la réforme du baccalauréat qui s’annonce ne sont pas plus écoutés.
La mesure qui menace aujourd’hui les plus faibles (les étrangers extra-communautaires), qui peuvent difficilement se mobiliser en raison de la fragilité de leur situation, ne s’arrêtera pas à eux. Partout, de telles mesures ont entraîné la hausse des frais d’inscription pour tous et le recul du nombre d’étudiants au sein des universités. C’est d’ailleurs ce constat qui a amené l’Allemagne à faire marche arrière très peu de temps après avoir tenté la voie d’une augmentation des droits d’inscription à l’Université, revenant ainsi à la gratuité de l’enseignement supérieur pour tous. Nulle part ces hausses n’ont entraîné un meilleur financement de l’enseignement supérieur, car les États en ont toujours profité pour se désengager de ce secteur pourtant essentiel de la société.

Pas de justice sociale ni d’égalité sans une École et une Université ouvertes à tous et toutes, gratuites, démocratiques financées à hauteur des besoins !

Que ceux qui souhaitent s’opposer à cette mesure inique et lutter pour une Éducation Nationale et un Enseignement Supérieur libres et gratuits, plus justes et plus soucieux de tous ses acteurs se réunissent chaque samedi à midi devant le rectorat, place de la Sorbonne, afin de débattre de l’École et l’Université de demain et d’interpeller le gouvernement, en convergence avec tous les mouvements en cours qui réclament plus d’égalité et un prise en compte de la volonté des citoyens.

Rendez-vous dès samedi 2 février en gilet jaune et/ou avec le carré rouge du mouvement victorieux contre la hausse des droits d’inscription au Québec en 2012, vos pancartes et banderoles, bref venez comme vous voulez !

Collectif de personnels et d’étudiants mobilisés de la Sorbonne

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