Rétention des notes à paris 1

Lire le communiqué intégral :
Le 15 mai dernier, un mouvement de rétention des notes a été lancé par les Doctorant·e·s mobilisé·e·s pour l’Université, et suivi par les doctorant·e·s de différentes UFR de l’université Paris I. Depuis son début, ce mouvement porte deux revendications :
    1) l’exonération des frais d’inscription pour l’ensemble des doctorant·e·s
    2) la contractualisation des doctorant·e·s et docteur·e·s sans poste vacataires
En deux semaines de rétention des notes, la présidence de l’université n’a répondu à aucune de ces deux revendications. Au mieux a-t-elle garanti un retour au statu quo en annonçant le maintien de l’exonération pour les doctorant·e·s contractuel·le·s et ATER.

 

Si l’annonce de la fin de cette exonération avait été le déclencheur du mouvement, celui-ci porte des revendications bien plus larges : nous ne demandons rien d’autre que la  reconnaissance de tou·te·s les doctorant·e·s comme des travailleur·se·s de l’université.
Pour être entendu et obtenir des conditions de travail décentes et légales, nous avons choisi de ne pas rentrer les notes de contrôle continu de nos étudiant·e·s. Nous n’usons pas de ce levier par plaisir, et nous avons bien conscience que cela pénalise le travail administratif, le calendrier universitaire et les calendriers personnels de nos collègues et étudiant·e·s. Néanmoins, le recours à la rétention des notes est le seul outil à notre disposition pour que la présidence de l’université réponde à nos revendications. A cet égard, l’annonce du maintien de l’exonération pour les doctorant·e·s contractuel·le·s et ATER est un cas d’école : depuis près d’un an, la présidence nous répète que la suppression de l’exonération est inévitable. Mais après deux semaines de rétention, voilà qu’elle annonce que ce qui n’était plus possible le redevient soudainement.
Il ne s’agit ici aucunement d’un caprice d' »enfants gâté·e·s » (2).  Nous méritons d’être reconnu·e·s comme travailleur·se·s de notre université. C’est parce que la présidence n’a toujours pas accédé à cette demande que nous reconduisons la rétention des notes jusqu’au 6 juin – date à laquelle nous nous réunirons à l’occasion du prochain conseil d’administration de l’université. D’ici là, nous espérons que la présidence prendra la mesure de nos situations précaires et de celle de notre université, et accédera à nos revendications.
La Mobdoc
(1) Les doctorant·e·s contractuel·le·s (contrat doctoral) disposent d’un contrat de travail de 3 ans pour de la recherche, et souvent d’un avenant d’enseignement de 64h. Les Attachés Temporaire d’Enseignement et de Recherche (ATER) disposent d’un contrat de travail de 1 an renouvelable une seule fois pour faire de la recherche et enseigner 96h (demi-ATER) ou 192h (ATER complet – même durée qu’un·e enseignant·e-chercheur·se titulaire).
 (2) L’ensemble des propos rapportés ont été tenus par le président de l’université, Georges Haddad, le 29 mai 2019, lors d’une mobilisation des doctorant·e·s devant le Conseil d’Administration restreint de l’Université Paris 1.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s