Pour une loi de programmation de la recherche ambitieuse !

Pour une loi de programmation de la recherche ambitieuse, Communiqué du Comité national de la recherche scientifique, 04/07/2019

Six milliards. De plus. D’ici 2022. C’est, en résumé lapidaire, la réponse du Comité national de la recherche scientifique réuni le jeudi 4 juillet pour participer à la concertation ouverte par le gouvernement sur la loi de programmation pluriannuelle pour la Recherche publique.

Six milliards pour l’emploi scientifique, les moyens de la recherche dans le budget de l’Etat. Est-ce beaucoup ? C’est nécessaire, font remarquer les scientifiques du Comité national. Ce CoNRS est une sorte de parlement de la recherche, constitué pour un tiers de personnes nommées par la direction du CNRS (dont le Président est nommé par le pouvoir politique) et pour deux tiers de scientifiques élus par leurs pairs (1), dont un grand nombre d’universitaires, non salariés du CNRS. Ses instances dirigeantes ont organisé une réflexion sur l’état de la recherche publique et la politique à conduire, en réponse à l’appel à la concertation, dans la poursuite d’une action engagée depuis plusieurs années.

La France dépassée par l’Italie

La nécessité dont fait état le CoNRS peut s’appuyer sur le dernier travail bibliométrique de l’Observatoire des Sciences et des Technologie, un département du Haut conseil pour l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES). Ce dernier rapport, Dynamique de la production scientifique en France, en Europe et dans le monde (2000/2016), indique en effet la régression de la France. Déjà dépassée par l’Inde, la France glisse au 7ème rang mondial, l’Italie lui passant devant, alors qu’elle avait toujours été en position inférieure dans ce classement fondé sur la part mondiale de la production d’articles de recherche publiés dans des revues scientifiques à comité de lecture.

A quoi attribuer cette régression ? Probablement à la mise sous tension du système de recherche par les politiques gouvernementales depuis une quinzaine d’années au moins – la crise de 2004, avec le mouvement Sauvons la recherche pouvant constituer un repère temporel. Restrictions budgétaires, incapacité à conduire une politique de l’emploi scientifique ambitieuse, mais aussi accumulation de réformes du financement, avec des appels d’offres de court terme attribués à des individus remplaçant des crédits attribués sur des projets collectifs de moyens terme… le résultat est lamentable, comme prévu par les observateurs de la vie de labo.

Lire le communiqué dans son intégralité:190704_Session_extra_CP_vf

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