APPEL de la coordination nationale de l’Éducation du samedi 07 mars

La coordination nationale de l’Éducation, réunie à Paris ce samedi 7 mars, a rassemblé des personnels du 1er et du 2nd degrés en provenance de 19 académies (Aix-Marseille, Amiens, Bordeaux, Caen, Créteil, Dijon, Lille, Lyon, Martinique, Montpellier, Nancy-Metz, Nantes, Nice, Paris, Poitiers, Reims, Rennes, Toulouse, Versailles), dont une partie à distance. Ce nombre d’académies, encore une fois le plus important atteint jusqu’à présent alors que la zone A n’a pas encore repris, montre la demande de coordination à l’échelle nationale qui existe dans les AG locales de l’Éducation.

Cette réunion de coordination nationale de l’Éducation a permis à nouveau de faire connaître l’état de la mobilisation en Martinique à la veille de la reprise, alors que plus de 90 % des établissements étaient bloqués avant les congés, que de nombreux établissements et écoles ont déjà décidé de poursuivre la grève, et que des AG doivent se tenir partout dès lundi à l’aube. Cette réunion a également permis de rencontrer des collègues de Melle venus à la coordination, à quelques jours de la convocation au rectorat de trois de leurs collègues, afin de recenser et discuter des grèves et des actions qui ont d’ores et déjà lieu ce mardi 10 mars, comme à Poitiers, Paris, Marseille, Cahors, etc.

Vous trouverez ci-joint l’appel de la coordination nationale de l’Éducation du samedi 07 mars, ainsi que l’appel de l’intersyndicale Éducation des Deux-Sèvres à soutenir les collègues de Melle convoqués ce mardi 10 mars au rectorat de Poitiers. Plusieurs rassemblements ou manifestations auront lieu ce jour notamment à Poitiers ou à Paris (à 9h au ministère, à l’ange des rues Las Cases et Bellechasse), Marseille ou Cahors.

Une nouvelle réunion de coordination nationale de l’Éducation (1er et 2nd degrés) se tiendra dimanche 15 mars (lieu et horaire à venir). Comme toujours, il est possible et recommandé de participer à distance.


RETRAITES, 49.3, BAC BLANQUER, RÉPRESSION, UNIVERSITÉS :

CONSTRUIRE LA RIPOSTE SANS ATTENDRE

APPEL DE LA COORDINATION NATIONALE DE L’ÉDUCATION — SAMEDI 07 MARS

 La coordination nationale de l’Éducation, réunie à Paris ce samedi 7 mars, a rassemblé des personnels du 1er et du 2nd degrés en provenance de 19 académies (Aix-Marseille, Amiens, Bordeaux, Caen, Créteil, Dijon, Lille, Lyon, Martinique, Montpellier, Nancy-Metz, Nantes, Nice, Paris, Poitiers, Reims, Rennes, Toulouse, Versailles), dont une partie à distance. Ce nombre d’académies, encore une fois le plus important atteint jusqu’à présent alors que la zone A n’a pas encore repris, montre la demande de coordination à l’échelle nationale qui existe dans les AG locales de l’Éducation.

 

Cette réunion de coordination nationale de l’Éducation a permis à nouveau de faire connaître l’état de la mobilisation en Martinique à la veille de la reprise, alors que plus de 90 % des établissements étaient bloqués avant les congés, que de nombreux établissements et écoles ont déjà décidé de poursuivre la grève, et que des AG doivent se tenir partout dès lundi à l’aube.

 Cette réunion de coordination nationale a également permis de rencontrer des collègues de Melle venus à la coordination, à quelques jours de la convocation au rectorat de trois de leurs collègues, afin de recenser et discuter des grèves et des actions qui ont d’ores et déjà lieu ce mardi 10 mars, comme à Poitiers, Paris, Marseille, Cahors, etc.

 Enfin, des collègues de l’Oise ont pu donner un premier aperçu — par Skype — des mesures à venir dans l’Éducation et des questions qui se poseront en cas de fermeture des écoles et établissements du fait de l’épidémie de coronavirus. 

APRÈS LE 49.3, ORGANISONS LA RIPOSTE !

 L’annonce du recours au 49.3 par le gouvernement samedi dernier, lors d’un conseil des ministres prétendument consacré au coronavirus, a braqué une encore plus large majorité de la population contre lui. Les sondages parus les jours suivants ont démontré un rebond de la revendication de retrait de la réforme. Dès le soir même, des rassemblements ont eu lieu, devant l’Assemblée Nationale, et partout sur le territoire. D’autres manifestations et rassemblements ont eu lieu également mardi 3 mars, notamment à Paris où la manifestation de plusieurs milliers a vu une participation très importante de l’Éducation. Jeudi, la journée de grève et de manifestations dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche a été une large réussite, au-delà de toute attente.

La semaine du 16 mars — une semaine après le retour de vacances de toutes les académies, et entre les deux tours des élections municipales — avait déjà été discutée comme une semaine permettant de construire la grève. Elle apparaît désormais comme le meilleur moment à la fois pour répondre à la provocation de l’utilisation du 49.3 par le gouvernement, et pour poursuivre la mobilisation après la réussite du 5 mars.

 La Coordination nationale des Facs et Labos en lutte appelle d’ores et déjà à se mobiliser cette même semaine du 16 mars, qui pourrait donc être l’occasion de construire un mouvement de grève commun de l’Éducation qui irait réellement, pour la première fois depuis des années, de la maternelle à l’université.

C’est également ainsi que nous pourrons assurer la réussite du mardi 31 mars, prochaine journée de grève et de manifestations massives appelée par l’intersyndicale nationale.

LE BAC BLANQUER EST UN FIASCO

La semaine dernière, le rapport de l’Inspection générale sur la réforme du Lycée général et technologique et du Baccalauréat, ainsi que celui de la Cour des comptes très sévère sur Parcoursup, ont porté un coup à la communication de Blanquer, alors que celui-ci doit s’exprimer ce mercredi 11 mars devant le « comité de suivi » de la réforme du lycée général et technologique.

Le fait que certains établissements n’aient toujours pas pu organiser les E3C, et que des milliers d’élèves n’ont toujours pas composé, constitue une réelle difficulté pour Blanquer et un point d’appui pour la poursuite de la mobilisation contre ses réformes. Pour tenter de parer cette mobilisation, Blanquer brandit désormais la menace de la délocalisation des épreuves.

 La coordination nationale de l’Éducation appelle à poursuivre la grève des surveillances et la solidarité active avec les blocages et les « grèves lycéennes », pour continuer à mettre en échec Blanquer sur les épreuves qui n’ont pas encore pu se tenir. Concernant les corrections, la coordination nationale de l’Éducation continue à appeler à ne pas saisir de notes sur Santorin avant le dernier jour de son ordre de mission.

DE LA MATERNELLE À LA FAC, ON CONTRE-ATTAQUE !

 Ce jeudi 5 mars, la journée de grève et de manifestations dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche a été une large réussite dans beaucoup de villes, parfois au-delà de toute attente. Ce sont plus de 25 000 personnes qui ont manifesté à Paris, 2000 à Montpellier, 2500 à Toulouse, 800 à Dijon… Pour rappel, la coordination nationale de l’Éducation appuyait aussi l’appel à la grève ce jeudi 5 mars dans les zones qui avaient repris.

 Dans la foulée, une deuxième Coordination nationale des Facs et Labos en lutte s’est tenue vendredi 6 et samedi 7 mars en région parisienne. Elle appelle d’ores et déjà d’ores et déjà à se mobiliser toute la semaine du 16 mars, et à faire du jeudi 19 mars une journée de grève et de manifestations, et invite à l’étendre à toute l’Éducation de la maternelle à l’université. Des manifestations et actions de l’Éducation étaient déjà prévus ce jeudi 19 marss, notamment en Île-de-France, à Caen, etc.

 Cette semaine du 16 mars pourrait être l’occasion de construire un mouvement de grève commun de l’Éducation qui irait réellement, pour la première fois depuis des années, de la maternelle à l’université. La coordination nationale de l’Éducation appelle à travailler avec les personnels de l’ESR et avec les étudiant.e.s mobilisés, et à construire des actions communes, que ce soit des manifestations, des actions sur Parcoursup en lien avec le refus des E3C, etc.

 RÉPRESSION CONTRE LES PERSONNELS : SE MOBILISER LE 10 MARS

 Depuis le début de son ministère, Blanquer n’a qu’une réponse à la mobilisation des collègues et des lycéens : la répression. Ainsi, après les menaces de sanction et les convocations policières de responsables syndicaux à Clermont-Ferrand, après la suspension d’un collègue à Dole, après les courriers rectoraux menaçants envoyés à Strasbourg, Montauban, Auch, Cahors, ce sont désormais les collègues de Melle, de Bordeaux et de Rodez qui sont menacés.

 Ces 10, 11 et 12 mars, les collègues de Melle seront parmi les premier.e.s nationalement, dans le cadre de la mobilisation contre le Bac Blanquer, à être convoqué.e.s avec le risque de sanctions disciplinaires. Pour mesurer le niveau de la menace, une des collègues convoqué.e.s est d’ores et déjà remplacée pour les quelques jours entre la reprise (ce lundi dans l’académie de Poitiers) et le jour de sa convocation. La Région a également porté plainte contre plusieurs élèves, qui ont été convoqués au commissariat.

De ce point de vue, la date de ce mardi revêt une importance centrale pour toute l’Éducation, et il est fondamental de faire de ce mardi 10 mars une journée nationale de mobilisation contre la répression dans l’Éducation. Ces convocations sont en effet les prémices d’une vague de répression contre les collègues qui se sont mobilisé.e.s depuis le 5 décembre : il est donc très important de marquer le coup pour montrer que nous réagirons collectivement et ne laisserons pas isoler nos collègues.

 

La coordination nationale de l’Éducation soutient le rassemblement de solidarité avec les collègues de Melle le mardi 10 mars à 9h devant le rectorat de Poitiers à l’appel de l’intersyndicale Éducation des Deux-Sèvres (CGT Éduc’action, FNEC-FP-FO, FSU, SUD Éducation), appelle à y converger en provenance des académies proches, et appelle à y envoyer des délégations du maximum d’académies.

 Partout ailleurs, elle appelle à organiser et participer par la grève à des rassemblements de solidarité le mardi 10 mars devant les instances locales de l’Éducation (rectorat, DSDEN…). D’ores et déjà, des rassemblements sont organisés ce mardi à Poitiers, à Paris devant le ministère de l’Education Nationaleà Cahors devant le commissariat à l’occasion de la convocation d’un responsable syndical départemental, et à Marseille où une grève a lieu sur les conditions de la rentrée 2020 et l’Éducation prioritaire.

 La coordination nationale de l’Éducation exige l’arrêt de toute répression disciplinaire ou judiciaire à l’encontre des personnels mobilisés, et appelle à multiplier et coordonner les initiatives contre la répression.

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DÉCISIONS DE LA COORDINATION NATIONALE DE L’ÉDUCATION

 Poursuite du mouvement de grève interprofessionnelle :

 La coordination nationale de l’Éducation appelle à :

 ·               Poursuivre le mouvement interprofessionnel pour le retrait de la réforme des retraites, en participant aux initiatives interprofessionnelles, en généralisant les opérations école / collège / lycée mort, et en multipliant les actions en direction des député.e.s, permanences LREM et candidat.e.s aux municipales. Des préavis nationaux de grève sont déposés par les organisations syndicales et couvrent tous les personnels de l’Éducation sur tous les jours jusqu’en avril.

·               Participer massivement aux mobilisations du dimanche 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, qui seraient les plus touchées par la réforme des retraites.

·               Participer massivement aux mobilisations du samedi 14 mars, et appelle à faire converger les mobilisations écologistes, Gilets Jaunes et contre les violences policières.

·               Faire de la semaine du 16 mars une semaine commune de grèves et de mobilisations, pour construire la grève reconductible pour le retrait de la réforme des retraites, contre les réformes Blanquer et pour nos conditions de travail. Profiter de l’entre-deux-tours des municipales pour multiplier les actions et interpeller les candidat.e.s sur leurs politiques sociales et éducatives, notamment sur les cartes scolaires dans le 1er degré.

·               Marquer massivement le coup dès lundi 16 mars par la grève et les manifestations.

·               Faire du jeudi 19 mars une journée de grève et de manifestations de toute l’Éducation de la maternelle à l’université, comme y appelle également la Coordination nationale des Facs et Labos en lutte.

 Répression des personnels :

 La coordination nationale de l’Éducation appelle à :

 ·               Faire du mardi 10 mars, premier jour de convocation des collègues de Melle, une journée de grève et de mobilisation contre la répression dans l’Éducation.

·               Envoyer des délégations au rassemblement de solidarité avec les collègues de Melle le mardi 10 mars à 9h devant le rectorat de Poitiers.

·               Organiser le mardi 10 mars des rassemblements de solidarité devant les DSDEN et rectorats. À Paris un rassemblement se tiendra au Ministère à 9h00.

·               Mener des initiatives communes aux établissements et écoles confrontés à la répression, pour briser l’isolement voulu par nos hiérarchies.

·               Recenser les cas de répressions contre les élèves et les personnels via le formulaire suivant, en amont de cette conférence de presse, et signaler ces répressions à l’intersyndicale nationale de l’Éducation [lien à retrouver dans la version PDF, pour des raisons de filtre anti-spam de Google].

 

E3C du Bac Blanquer :

 

La coordination nationale de l’Éducation appelle à :

 

·               Continuer à empêcher la mise en œuvre des E3C partout où il reste des épreuves, par la grève des surveillances, la solidarité active avec la mobilisation lycéenne, et les rassemblements de soutien avec des parents d’élèves et des grévistes d’autres degrés et d’autres secteurs.

·               Protéger les élèves en sortant devant les lycées dès qu’ils et elles se mobilisent, au besoin en débrayant, afin de permettre une présence adulte et empêcher les violences policières. Se mettre en grève ou exercer son droit de retrait en cas d’intrusion policière ou de toute situation dangereuse ou inacceptable.

·               Ne pas saisir les notes des E3C avant le dernier jour de son ordre de mission de correction.

·               Signaler tout dysfonctionnement des E3C et de Santorin sur le RSST.

·               Organiser une conférence de presse nationale pour un contre-bilan du Bac Blanquer, le mercredi 11 mars, jour du « comité de suivi » de la réforme du Lycée général et technologique.

·               Signer et faire signer la pétition contre la répression de élèves initiée par des parents en colère : https://www.change.org/p/monsieur-le-président-de-la-république-monsieur-le-ministre-de-l-éducation-nationale-assez-de-violence-et-de-répression-contre-nos-enfants

  Une nouvelle réunion de coordination nationale de l’Éducation (1er et 2nd degrés) se tiendra dimanche 15 mars (lieu et horaire à venir). Comme toujours, il est possible et recommandé de participer à distance, par téléphone ou par Skype.

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